Steve en télétravail

Le télé­tra­vail est, comme pour beau­coup d’autres entre­prises, une nou­veau­té. Une nou­veau­té qui apporte son lot d’avantages et, parfois peut-être aussi, d’inconvénients. Après plus d’un mois confi­nés à la maison, nous avons fait le tour des « bureaux » pour voir comment ça se passe.

Alors qu’il s’im­prègne du style de vie « hâte-toi len­te­ment », Steve utilise le temps qu’il éco­no­mise chaque jour en trajet, le calme et la tran­quilli­té pour peindre.

  • Le télé­tra­vail est une pre­mière chez HDC. Comment vis-tu cette façon de tra­vailler?
    Mieux que je ne le pensais… À ma décharge, cela fait main­te­nant 14 ans que je tra­vaille chez HDC et ces der­nières années, j’ai appris à tra­vailler indé­pen­dam­ment, et j’ai déve­lop­pé des apti­tudes dans dif­fé­rents domaines qui sont très utiles en ce moment. J’avais un peu des appré­hen­sions quant aux contraintes infor­ma­tiques, mais pour l’instant, tout se passe bien.
  • As-tu ins­tau­ré une routine au quo­ti­dien pour te mettre en mode travail?
    Oui, bien sûr, mais elle n’est pas fon­da­men­ta­le­ment dif­fé­rente de celle que j’avais avant la pan­dé­mie. Juste que mon épouse tra­vaille, et qu’à la longue, je me sens un peu seul… Je suis presque heureux quand on sonne à la porte… 

  • Qu’est-ce que tu appré­cies dans cette façon de tra­vailler?
    J’apprécie de ne pas devoir me dépla­cer ; j’économise un peu d’argent, ainsi que les poumons de la planète. Les 50 minutes quo­ti­diennes que j’utilise pour me dépla­cer sont inves­ties dans le créatif perso. Ce qui est aussi pra­tique, c’est d’avoir toutes les com­mo­di­tés sous la main. J’aime aussi être dans mon bureau, qui est très tran­quille et face à au jardin, et il est agréable d’avoir un tel espace à dis­po­si­tion pour pouvoir relaxer l’esprit de temps à autre. J’apprécie aussi d’avoir tous mes ouvrages sur la typo­gra­phie ou sur le gra­phisme sous les yeux, ainsi que mes livres de fran­çais…

  • Et à l’inverse, qu’est-ce qui est dif­fi­cile?
    La vitesse de mon réseau wifi est bien réduite, donc le travail se fait un peu plus len­te­ment que d’habitude, et ça m’énerve souvent de devoir attendre.

  • Qu’est-ce qui te manque de l’époque à laquelle tu venais bosser à l’agence?
    De ne plus pouvoir embêter mes col­lègues, de plai­san­ter avec eux, les pâtés à la viande du bou­lan­ger, la pho­to­co­pieuse, l’espace de travail…

  • Alors, le télé­tra­vail: plutôt pour ou plutôt contre?
    Plutôt pour, mais pas à plein temps ; il est impor­tant de garder un com­por­te­ment social, d’échanger ses idées et de s’engueuler parfois, comme dans un couple… L’isolement social, de nom­breuses études l’ont prouvé, est souvent associé au vieillis­se­ment. Pour bien vivre, il faut vivre relié aux autres, se sentir utile, exister pour les autres. Une étude neu­ros­cien­ti­fique à même démon­tré qu’un com­por­te­ment altruiste stimule la même zone du cerveau que les plai­sirs de la table et du sexe !

  • Et sinon, comment occupes-tu ton temps libre en confi­ne­ment?
    Comme d’habitude : guitare, musique, lecture, écri­ture, pein­ture. Quoique la pein­ture a pris lar­ge­ment le dessus ces der­niers temps. Ce temps qui se déroule len­te­ment est ins­pi­rant, idéal pour la pein­ture. Je regrette de ne plus pouvoir orga­ni­ser des évè­ne­ments dans mon espace d’art, ces soirées de ren­contres, d’échanges me manquent, ainsi que les répé­ti­tions avec mon groupe Douleur d’Avion.

  • De manière géné­rale, qu’est-ce que tu aime­rais conser­ver de cette période une fois que nous serons décon­fi­nés?
    Le style de vie « hâte-toi len­te­ment », sinon c’est quand même trop contrai­gnant et trop flip­pant. On se croi­rait dans une dic­ta­ture de l’Est…