Marie en télétravail

Le télé­tra­vail est, comme pour beau­coup d’autres entre­prises, une nou­veauté. Une nou­veauté qui apporte son lot d’avantages et, parfois peut-être aussi, d’inconvénients. Après plus d’un mois confi­nés à la maison, nous avons fait le tour des « bureaux » pour voir comment ça se passe.

Marie est la pre­mière de l’é­quipe qui se prête à l’exer­cice qui lui rap­pelle les cahiers de sou­ve­nir de l’école. Elle nous sou­haite « un monde en paix » 😄

Le télé­tra­vail est une pre­mière chez HDC. Comment vis-tu cette façon de tra­vailler?

Bien! Étonnamment, on s’ha­bi­tue vite aux nou­velles situa­tions. Tout fonc­tionne bien, encore mieux que ce que je pensais!
C’est très agréable de conti­nuer à tra­vailler en sécu­rité à la maison alors que cer­taines per­sonnes sont obli­gées de prendre des risques ou ne peuvent tout sim­ple­ment plus exercer leur pro­fes­sion.

As-tu ins­tauré une routine au quo­ti­dien pour te mettre en mode travail?
Bien sûr un réveil chaque matin et un coucou aux col­lègues. Chaque jour, un petit plan­ning de la journée sur une page de cahier. Même pour les toutes petites choses qui sont ainsi inté­grées à la journée et ne sont pas remises au len­de­main. Ainsi, la semaine est struc­tu­rée.

Qu’est-ce que tu appré­cies dans cette façon de tra­vailler? Et à l’inverse, qu’est-ce qui est dif­fi­cile?
Pour moi, for­cé­ment ne pas perdre 1h30 dans les trajets et les bou­chons me change la vie! Pouvoir dîner à la maison et pro­fi­ter des fins de jour­nées, ça fait bien long­temps que ça ne m’était plus arrivé! Mais c’est mon choix de vie à la cam­pagne qui veut ça.
Plus glo­ba­le­ment, je trouve génial de pouvoir occuper chaque minute de la journée. En atten­dant les réponses de clients, pré­pa­rer le repas, ranger un truc ou passer un coup de fil. Le temps est mieux réparti et struc­turé et je suis beau­coup plus effi­cace et flexible partout. J’arrive mieux à me concen­trer, car je ne suis pas déran­gée. Pas de stress et d’énervement. Les dis­cus­sions avec les col­lègues sont plus construc­tives.
Le fait de ne pas être à l’a­gence m’o­blige à mieux pla­ni­fier, à poser des échéances, des délais. On dit plus faci­le­ment «on se fait un call jeudi 15h et j’avance là-dessus d’ici-là». Comme on ne se voit pas, on règle les pro­blèmes plus vite. On va à l’essentiel et on explique bien afin d’éviter tout mal­en­tendu.
À l’inverse, l’incertitude de la situa­tion est un peu dif­fi­cile à sup­por­ter. Le manque d’échanges «en vrai» est aussi pénible sur une longue durée.
Ce qui est dif­fi­cile aussi c’est de voir que la situa­tion va durer plus long­temps que prévu avec les consé­quences qu’on imagine.

Qu’est-ce qui te manque de l’époque à laquelle tu venais bosser à l’agence?
Les rap­ports humains bien sûr! Et puis il n’y a plus trop de place à la spon­ta­néité et à la sur­prise. Les vraies séances avec les clients manquent aussi.

Alors, le télé­tra­vail: plutôt pour ou plutôt contre?
Plutôt pour, mais pas que.

Et sinon, comment occupes-tu ton temps libre en confi­ne­ment?
Durant mon temps libre, et dans cette situa­tion de crise: prio­rité à l’aide aux proches. M’occuper de ma petite nièce, courses pour les parents, prise de nou­velles de la famille. Et sinon, balades dans la nature, jardin, lecture et films. Étant sur le point de démé­na­ger, des cartons, de la pape­rasse et du net­toyage sont aussi souvent au pro­gramme.

De manière géné­rale, qu’est-ce que tu aime­rais conser­ver de cette période une fois que nous serons décon­fi­nés?

La pos­si­bi­lité de faire du télé­tra­vail pendant un jour de la semaine. L’absence de stress et d’énervement pour des choses futiles.
Priorité à l’essentiel et accor­der moins d’importance aux petits pro­blèmes de la vie quo­ti­dienne. Ne pas oublier la chance qu’on a de vivre dans un pays riche.