Common Sans

L’an dernier, plus d’un million de per­sonnes sont arri­vées en Europe, par voies mari­time et ter­restre. Ces arrivés ont déclen­ché bon nombre de réac­tions et les termes uti­li­sés pour qua­li­fier ses hommes et ses femmes, fuyant une situa­tion cri­tique, sont mul­tiples et peuvent avoir de lourdes consé­quences juri­diques. D’où le débat séman­tique, voire même poli­tique auquel nous assis­tons tous les jours à travers les médias.

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Suite aux fortes réac­tions anti‐immigrants, l’association sué­doise Solvatten, spé­cia­li­sée dans le déve­loppent de système de trai­te­ment de l’eau, a demandé à l’agence Essen International de créer une police de carac­tère contre la xéno­pho­bie.

 

C’est comme ça que Common Sans a vu le jour. Relativement proche des polices Arial et Helvetica, Common Sans se dis­tingue par un auto cor­rec­teur intégré un peu spécial. En effet le système n’est pas nouveau, on l’utilise déjà pour cor­ri­ger des par­ti­cu­la­ri­tés lin­guis­tiques au niveau des accents. Ici, c’est le sens même d’un mot qui est modifié. Le mot « réfu­gier » sera immé­dia­te­ment rem­pla­cé par « humain ». La réflexion étant qu’être « réfugié » est un statut tem­po­raire. Être « humain » est quelque chose de per­ma­nant.

 

« Common Sans est une col­la­bo­ra­tion entre Essen International et Solvatten. Nous essayons de rendre le monde un peu meilleur, du moins une lettre à la fois. »

 

Common Sans peut être down­loa­dé gra­tui­te­ment sur www.commonsans.com. La page offre aussi la pos­si­bi­li­té de faire un don à l’UNHCR, la Croix‐Rouge ou à Solvatten.

 

Rewrite, retype, rethink.

 

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